Historique du village
de Sainte-Paule
cet historique est tiré du livre "1000 ans d'histoire d'un petit village beaujolais : sainte-paule" édité en 1981 par l'école communale

Histoire avant la Révolution:

L'origine du nom vient de la Sainte Paule, dame romaine, morte à Bethléem en 404, où elle fonda plusieurs monastères. L'église sera le point départ de la paroisse. Sainte-Paule, annexe de Saint-Laurent d'Oingt, dépend de la sénéchaussée de Lyon et de la justice de la vicomté de Bagnols. En 1078, l'église de Sainte-Paule est donnée à l'abbaye de Savigny. De cette ancienne église, il reste quelques éléments remarquables. En 1562, Sainte Paule est victime des ravages du baron des Adrets; elle connaîtra aussi une terrible épidémie de peste.

Histoire après la Révolution:

En 1763, les habitants se révoltent pour protester contre les corvées et les charges. La Révolution lui enlève son nom, trop religieux aux yeux du gouvernement révolutionnaire, elle devient "Commune de Roche-Guillon" En 1808, elle est érigée en paroisse La seconde moitié du XIXe siècle semble une bonne période. En 1886, la population atteint 445 habitants. La vigne couvre 200 ha, soit près de la moitié de la surface cultivée. Le vin produit est "tendre et de bonne qualité". On trouve un très important troupeau, plus de 80 ha de prairie et autant de bois. Puis c'est le déclin démographique, qui s'accélère après 1920.

Les Monuments:

L'église Romane, XI° et XII° siècle et une partie du XV°. L'intérieur a été bien restauré en 1979. Le clocher roman a été changé aussi mais pas dans le style d'origine (voir photo du musée). Dans l'église, deux oeuvres sont classées "monuments historiques": * Une piéta en marbre du XV° siècle au dessus d'un des autels latéraux. * Un bénitier en pierre de la fin du XV° siècle provenant de l'ancienne église. Sur la Place Léa Moret, une croix datée de 1596, décorée de nombreuses figures sculptées. Il y a sept croix sur la commune, dont celle de Mori (au dessus du Bourg), érigée en lieu et place en mémoire d'une grave épidémie de peste qu'a connu le village (milieu du XVI° siècle). Sur la Maire, une plaque en l'honneur de la campagne de Sainte-Paule qui "célébra la région". Un monument aux morts, inauguré en 1921. Jusqu'en 1940, au sommet, une statue représentant le coq français terrassant l'aigle allemand. La statue fut enlevée en 1940 après l'armistice. La Madone du Favrot fut érigée en reconnaissance après la seconde guerre mondiale. Elle est célébrée, comme dans toute la région, le 8 décembre chaque année, en remerciement pour la fin de la peste noir dans la région de Lyon.